Je ne suis pas très “réseaux sociaux”. Je les fréquente comme observatrice exclusivement, car je préfère ne pas m’exposer sur internet, et je n’ai rien d’intéressant à partager.
Pendant quelques mois j’ai utilisé Twitter. Je suivais quelques comptes d’information et sur des centres d’intérêt. Jusqu’au jour où mon compte a été bloqué, pour je ne sais quelle obscure raison. Je n’ai pas vraiment cherché à en récupérer l’accès, sachant qu’il pourrait être de nouveau bloqué sans raison explicite. Je me suis dit que l’effort n’en valait vraiment pas la chandelle, surtout que c’était en train de mal tourner et que certains comptes qui m’intéressaient venaient justement de quitter le réseau pour ces raisons. Facebook, que j’utilisais ponctuellement auparavant, a pris la place de Twitter dans mon quotidien.
J’en ai un usage strictement personnel. Comme avec Twitter, je suis abonnée à quelques comptes sur mes centres d’intérêt et quelques comptes sur les actualités dans le monde (et décider ensuite si je veux m’informer de manière plus approfondie sur un “vrai” site d’informations ou la TV). J’utilise également Facebook pour voir les actualités dans ma région actuelle et ma région d’origine où vivent mes proches, qui n’étaient pas disponibles sur Twitter.
L’intérêt de ce réseau social, pour moi, vient de la centralisation et de la brièveté des posts affichés : des mini résumés permettant d’avoir l’information d’un seul coup d’œil. Pour la centralisation, c’est toujours le cas, mais la brièveté s’est massivement transformée en pièges à clics. Il est nécessaire, à présent, de cliquer sut un post pour accéder à l’information autrefois directement visible. Cette nouvelle pratique limite grandement ce qui rendait le réseau intéressant pour moi : la rapidité de sélection des contenus à lire. J’ai l’impression de perdre beaucoup de temps à ouvrir et commencer à lire des publications prometteuses, avec un bon teasing, mais qui s’avèrent n’avoir finalement aucun intérêt…Mon utilisation s’en ressent fortement. Je préfère rater des informations pertinentes, plutôt que de me noyer dans les pièges à clics…
Cependant, de façon tout-à-fait contradictoire, il m’arrive souvent de me perdre dans le scrolling sur ce même réseau. Ces temps d’errance correspondent aux moments où je m’ennuie, ou bien quand j’ai besoin d’occuper mon esprit tout en me vidant la tête. Toute notion du temps disparaît, et ça aussi c’est un piège. Facebook, comme tout bon réseau social, nous “séquestre” avec habileté.
Dans un autre registre, j’utilise aussi fréquemment Pinterest, mais pas de manière régulière. Je ne m’y connecte que lorsque je recherche de l’inspiration pour des loisirs créatifs. Mais voilà, comme avec Facebook, le monde réel disparaît quand je m’y mets. C’est même pire, parce qu’avec Facebook, je peux m’extraire avec une certaine (relative !) facilité. En revanche, avant d’aller sur Pinterest, je m’assure de ne rien avoir de prévu dans les heures qui suivent ! Car l’espace-temps se déforme. 10 minutes sur l’application deviennent 4h dans la vraie vie…
